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On a
failli devoir laisser Jacky dans son carton à l’aéroport
Ben Gourion. Après 3 heures de fouille et de questions, nous avons
finalement pu embarquer dans notre avion, tandem et remorque compris !
Israel
Jérusalem, Terre Sainte, 6 jours forts et bouleversants C’est
à Jérusalem, au bout de ces quelques jours que nous avons
compris pourquoi, il y a quelques années, nous avions decidé
d’y achever notre route. C’était un choix symbolique et logique
au regard de notre foi et de nos engagements chrétiens.
Damas, vallée du Jourdain,
Mer Morte, Jéricho, Jérusalem. 250 kms chargés en
histoire, en symboles et en images. Le 14 février 17h15, on grimpe,
on grimpe toujours. On passe Béthanie, le village de Marie. Evidemment
il a bien changé. C'est une ville orientale comme les autres. Les
moutons sanguinolants pendent, les enfants nous courent derrière,
les voitures klaxonnent...
Merci pour tous vos messages le long de la route qui nous ont soutenus et portés dans les moments difficiles. Merci à Rico pour le site. Merci à tous ceux qui y ont toujours cru comme nous. Merci a nos sponsors. On vous donne rendez-vous sur le site, dans quelques jours pour vous raconter Jérusalem et rendez-vous, à Dieppe, le samedi 23 février à 15h00, sur la plage a la Rotonde pour le retour au pays !!
Syrie On est content de pouvoir vous
donner de nos nouvelles. Le réseau internet est ici tout récent...
Avant nous étions tous
les deux 23h30 sur 24. Maintenant on est seulement tous les deux 8 heures
sur 24, c'est a dire le temps de la nuit ! du matin au soir sur la route,
on est pris dans un tourbillon. On roule, on roule. Les paysages magnifiques
défilent : massifs de collines calcaire, champs
Un peu plus loin à "9 heures" (sur notre gauche, c'est bon vous avez compris !), c'est toute une famille qui est sur le pas de sa porte et qui nous fait signe de venir. On continue parce que si l'on s'arrete, on sait comment cela va se passer. D'abord ce sera un café, puis un thé. Apres on nous servira un festin digne d'un roi mais indigne d'un voyageur à vélo ! (sauf si la route descend). Enfin on nous expliquera qu'il faut rester la pour dormir et que notre étape de ce soir peut bien attendre le lendemain, ou meme 2 ou 3 jours. On ne se lancera pas dans des calculs savants mais vu le nombre d'invitations lancées sur la route, si l'on disait oui a toutes, on ne serait pas rentre en France avant 2003... On roule, on roule. Un petit
creux, la pause s'impose. On se fait discret et l'on s'arrete dans un coin
désert (ou de désert). Au bout de 3 minutes, une moto arrive,
puis une autre. 10 minutes apres, 5 syriens surgissent de nulle part autour
de nous. Anne Cé n'a meme pas eu le temps de supprimer ses
On roule, on roule et meme quand on roule, on est accompagne. Nous, en Syrie,s'il vous plait, on a notre escorte. De village en village, vélos, motos(souvent), tracteur et camionnettes (parfois) nous suivent pendant un ou deux kms. Quand ils sont pleins d'attention et de courage, ils vont jusqu'a nous suivrent, 10, 20 voir 30 kms (c'est arrivé !). Le plus sympa sont leurs encouragements, leurs sourires, les klaxons a chaque croisement et à chaque habitation. Avec nos escortes, nous avons testé le ravitaillement en vol. Sans que l'on ne demande rien, des mains nous tendent bananes, boissons, patisseries syriennes, cacahuètes ou pain au piment (excellent avant une cote !). Fringale impossible !! Vous l'aurez compris, voyager
à vélo, c'est un vrai bonheur. On ne se pose pas trop de
questions.
"Vous leur direz en France, que nous ne sommes pas un pays de terroristes" Promis, nous leur dirons. Et voila la fin du voyage approche a grande roue. Nous quittons la Syrie (snif !) dans 2 jours et arriverons à Jérusalem le 14 fevrier. Nous rentrons donc le 23 a Dieppe et serons heureux de tous vous revoir ! Un grand merci a la famille
Kassis qui nous a accueillis très chaleureusement à Alep
-STOP- Nuit dans le desert c'est vide, c'est beau -STOP- "vous etes francais
: ah Chirac, Chirac !!!" Ils l'adorent -STOP- On n'est plus qu'a 300 kms
de Jérusalem !!! -STOP- Les enfants nous demandent sans cesse des
stylos et de l'argent -STOP- On a fait un aller et retour à Palmyre
de Homs en bus : c'est fou, fabuleux et tout simplement sublime -STOP-
Che pas bon cha : Les sacs plastiques concurrencent hardiment les boites de conserves rouillées, les brouissailles et les dunettes de sable sur les bords de la route. Che
bon cha : Toujours ou que nous soyons les "Welcome in Syrie"
retentissent. Les syriens sont fiers de leur pays et savent en montrer
toutes ses qualités.
Lundi 28 janvier. C'est
notre dernier jour en Turquie. On s'imprègne des derniers instants
passés dans ce pays qui nous a accueillis un mois et demi. On entre
dans Kici un petit village tres animé. Le chant de la priere se
mélange aux bruits de la rue. On se stoppe. Un gros coup de blues
nous envahit.
J+161 : Mersin, le 23 janvier Me revoila, moi la star, votre
Jacky à tous !
Depuis 10 jours, on a retrouvé
le soleil et des températures correctes pour mes rayons (15 degrés).
Nous longeons la cote sud de la Turquie, et quelle cote ! Et quelles cotes
! J'ai un peu le dérailleur qui me tiralle dans les coins en fin
de journée. Et mes cavaliers ont les genoux tout démentibulés.
On n'est pas arrivé !... Enfin, revenons-en à notre coté
et à ses cotés. Qui a dit que la mer était plate ?
Je divague, je divague... Ici le relief est hard. J'entends souvent quelques
injures au-dessus de moi du genre : "Ce sont des malades, ces turcs, ils
ont oublié de faire des virages !" Très souvent le pourcentage
de pente est tel que j'ai l'impression que mon porte-bagage avant va décoller.
Ils n'ont pas compris que c'était pour économiser des kms
de bitume. Pourtant, je croyais qu'il y avait un expert-comptable dans
l'équipe. C'est une économie qui n'empèche pas les
routes de pourrir : nids de poule comme ils disent, mes cavaliers ! Et
hop un petit coup à gauche et hop un petit coup à droite.
Et ca passe bien. Parfois ce sont des pans entiers de routes qui sont partis
dans le ravin. J'en ai les pneus qui tremblent encore...
![]() Pti dèj turc Par contre, il y a un peu trop de bunkers à touristes qui polluent le paysage. Et mes cavaliers, comme tous les étrangers, sont traités comme des touristes. Ca ne leur plait pas du tout. Ca donne, par exemple, la bouteille d'alcool à bruler à 5 000 000 de lires au lieu d'1 000 000. Moi, je m'en fiche, on m'admire toujours. En Turquie, comme ailleurs, je suis une star ! Pour en finir avec l'alcool à bruler, ils ont demandé à un turc que j'avais amadoué, de l'acheter à leur place et ils l'ont eu au tarif normal. J'allais oublié de vous
conter mes petits soucis de santé. L'autre Bob va encore dire que
je n'arrète pas de me plaindre. Tout ca c'est de sa faute, il m'a
tellement énervé que j'en ai fondu une jante. Et une jante
comme la mienne, ca ne se trouve pas à tous les coins de rues par
ici. 48 trous elle a ! Ca vous en bouche un coin non ? Ca ne court tellement
pas les rues qu'ils en ont pris une de 36 trous et qu'ils l'ont repercée.
Quand je dis "ils", ce sont nos amis turcs, ca ne risque pas d'etre Georges
et Anna (leurs surnoms turcs) toujours aussi bricoleurs. C'était
plutot folklo, d'abord il n'y avait plus
Le lendemain, c'est le moyeu qui a pris le relai. Une sombre histoire de dents cassées, de roue libre usée. Plus rien, j'avais les manivelles qui tournaient dans le vide. Vous auriez vu leurs tètes ! 10 kms à pied, ca use !... Après vous auriez vu la mienne de tete, quand un turc aux mains sales a commencé à me triffouiller l'intérieur. Il m'a rafistolé la transmission avec un morceau de bidon d'huile. Il suffit parfois de peu de choses. Mais soyons réaliste, tout cela est provisoire... meme si Jérusalem n'est plus qu'à 1100 kms, il faudra songer à me changer la roue arrière. Nos prévisions : dans 6 jours l'entrée en Syrie, vers le 10 février la Jordanie et le 14 février, si tout va bien, Jérusalem ! Nous serons donc probablement de retour à Dieppe le samedi 23 février. A confirmer ! Stop
:
Chai bon cha : les muz, super bonnes petites bananes qui poussent dans le sud de la turquie. On en a trouvé tout le long de la route. Sucrées et savoureuses, on s'en régale... Chai pas bon cha : la Turquie est une grande démocratie certes. Mais on le sait, certaines minorités souffrent : les kurdes, les catholiques... Nous en avons rencontrés, ils sont restés très discrets sur leurs difficultes malgré leur amertume.
J+151 : Antalya, le 13 janvier Quelques nuits extraordinaires ou comment les turcs nous bichonnent : Comme souvent avant la nuit, il y a d'abord le jour. Nos journées sont rythmées de milles attentions, petits mots, propositions et invitations. Ou que l'on aille, quoi que l'on fasse, le çay (the turc) est là. A coup sur, Atattürk a bati la Turquie d'aujourd'hui autour d'un çay. Une ville, une rue, une lumière, un çay. Vous demandez votre route dans une station service, vous achetez un casque de vélo, vous vous stoppez au milieu de la rue pour consulter la carte, on vous offre un çay. Le çay, c'est facile, un seul regard suffit (le seul problème, c'est qu'après etre reparti, on doit s'arréter souvent pour arroser les plates-bandes !). Avec un çay, la conversation s'engage et la, les conseils sont des ordres. "Vous vous arrétez tout de suite, il fait trop froid, il y a de la neige et du verglas." On sourit poliment mais au fond de nous ça bout (ça fait fondre la glace !). "Vous ètes fous, c'est très dangereux, vous allez mourir !". On se regarde, on tente de leur expliquer que ça fait 5 mois que nous sommes sur les routes et on finit par s'en aller. Parfois, ils font une ultime tentative en nous proposant une remorque vide de camion. Evidemment en vain... Nous disions donc que le jour se terminait toujours par la tombée de la nuit. 2 janvier : On est motivé, ce soir, on a decidé de dormir sous la tente. Le temps est clair, il ne devrait ni avoir de neige ni trop de vent cette nuit. On demande donc dans le café du village dans lequel nous arrivons ou nous pouvons camper. Apres un çay, un homme nous indique un endroit près de l'école. Mais aussitot, 3 autres hommes nous sautent dessus pour nous empècher de planter. Pas parce que c'est interdit, mais parce qu'il fait trop froid... Un jeune veut nous inviter chez lui mais ayant deja tout déplier, nous refusons (c'est bien la 1ère fois). Alors ils restent, nous aident à monter le bivouac et ponctuent la découverte de notre matériel (réchaud à alcool, loupiotte, couverture polaire...) par des "Anna (Anne Cé) commando, Georg (Jean) commando". On a super bien dormi !! 3 janvier
: Nous arrivons dans une petite ville : Umurlu. Le directeur de
l'école, une écolière, le frère du gérant
de l'épicerie, l'employé du pharmacien, tous veulent nous
héberger. Çay. Le pire, c'est le pharmacien : une terreur
!! Grassouille, lunette a verres fumes, il se mèle de tout. "Vous
ne
5 janvier : Sarakoy, on traine dans la rue, il est 17h00. Mehmet nous aborde : "Fransiz, Fransiz, venez chez moi, je vous invite". Chez moi, c'est chez ses parents, un peu froid, pas très heureux de nous voir débarquer. Çay. Petit a petit, l'atmosphère se détend. Leur fille est marié à Jacky (pas le notre), le marseillais. Elle vit donc en France depuis 20 ans. Ça crée des liens. On dort dans l'unique pièce de la maison separés de nos hotes par un simple rideau. 6 janvier : Ils sont français, bourguignons, voyagent en camping-car. Vous ne les connaissez pas ? Vous manquez quelque chose. Denis (70 ans) et Jeannette (66 ans) parcourent la Grèce et la Turquie depuis 4 mois et ont une pèche d'enfer, un accent bien de chez nous, et de la choucroute, de la moutarde plein les coffres. Pas de çay : cool ! On se raconte notre vie autour d'une liqueur de cassis faite maison, au chaud dans leur camping-car. Le temps passe très vite et on finit par dormir "chez" eux. Le lendemain, apres un bon petit dèj français, on repartira contents d'avoir constaté que l'accueil français pouvait etre aussi chaleureux que le turc. 7 janvier : Denizli, 350 000 habitants, la Denizli pansyon est fermée. Le patron nous ouvre quand meme très gentiment la porte d'une de leur chambre. Çay. Pas de chauffage, pas d'eau chaude, dehors il gèle, pas de problème. A 22h30, il vient dans notre chambre "massage, massage !"... Jean accepte, hésite à s'allonger sur le lit. Anne Cé suivra quelques minutes plus tard. Bonne intention ou besoin de tater de la belle occidentale ? On ne le saura jamais. 8 janvier : Serinhisar, 8 000 habitants, on se réfugie au commissariat de police. Çay. Le commissaire nous trouve une chambre chez le patron local de la poste. Vive l'administration turque ! 9 janvier : Küçükalan, çay, 500 habitants, çay. -10 degres, on investit le café. Çay. Jeu de cartes. Çay. Toilette. Çay. Le cafe, on y reste, on y dine, on y dort autour du poele après avoir attendu que tous les çaymen aillent se coucher... Les
stop :
Chai bon cha : la conduite sur la neige et le verglas. On y arrive ! Au debut, on était hésitant, on a fini par se lancer tout en douceur. Si on ne fait pas de gestes brusques et si on est en parfaite symbiose, on ne tombe meme pas. Résultat, en 3 jours, on a pu passer 3 cols à 1200 m, 1400 m et 1800 m. OUF, on se sent mieux après. Chai pas bon cha : l'invitation à la Bulgare. C'est l'histoire d'un homme bulgare à la mine patibulaire et au restaurant sale, triste, froid et noir. Il nous invite avec un grand sourire sans dents "vous etes mes amis..." On y va. On déjeune de 6 boulettes de viande faisandée et d'un vieux reste de salade. A la sortie notre ami nous fait payer le prix d'un festin. On est tellement estomaqué qu'on paie et que l'on s'en va sans mot dire. J+135 : Samedi 29 decembre, Izmir Captandem à la neige Le 18 décembre à Yalova, il pleut. A 18 kms, nous avons un col à 300 mètres d'altitude. Ca parait simple, non ? Nous prenons la route. Mais petit à petit, la pluie se change en neige. On continue. La police barre la route pour obliger les véhicules à chainer. On continue. En prenant les traces des voitures, ca passe bien malgré la petite couche de neige. La couche s'épaissit mais on passe sans doute grace au vent dans le dos et peut-etre parce qu'on a remonté nos pneus à l'envers à Istanbul... Il ne faut pas faire de gestes brusques, ni avec le guidon, ni avec les pédales, sinon c'est la sortie de route. Plusieurs fois, on doit s'arréter parce que camions ou autocars klaxonnent à fond et ne veulent pas nous laisser notre trace. A chaque fois, c'est la galère pour repartir, on dérape, on manque de tomber, mais on y arrive ! On s'arrète à une station service, trop de vent et de neige, on commence à geler et on a l'impression d'ètre au sommet. Et si montée possible, descente impossible ! On espère trouver un camion qui nous charge. Tu parles Charles ! Un policier dit qu'il va nous aider, il ne trouve pas. Un autre demande 50 millions, en lire turques (ouf), pour 10 kms... Finalement, c'est un couple francais de Bursa qui nous sortira du piège, 12 heures plus tard ! Merci encore Marie-Christine et Philippe ! Captandem chez les turcs ou une petite fin de journée comme on en a connue depuis Istanbul 16h30 : La nuit tombe. Il faut s'arréter. On repère un village grace à son minaret et à sa citerne d'eau qui pointent leur nez au loin. 17h00 : On investit le café : büyük cay, poele à bois, on sèche et on se réchauffe. Petit a petit les hommes rentrent. "Fransa, bicyclette, Koudüs (Jérusalem en turc), alti ay (ca ca veut dire 6 mois)..." 18h00 : Le patron du bar nous offre le cay et 1 des hommes nous invite chez lui. On le suit avec notre chargement dans les petites ruelles boueuses et défoncées. 18h10 : On enlève nos chaussures sur le pas de la porte. Toute la famille est réunie dans la pièce principale, la seule chauffée par un grand poele a bois. Pas de meubles, à part ce poele, un divan et des tapis. On est accueilli à bras ouverts avec de grands sourires. 18h30 : On en est au quatrieme cay. "yemek, yemek ?" (miam miam ?). On vous fait grace de notre réponse, vous nous connaissez : pas gros les Bazin mais "morfales". Le rituel est immuable : 1 nappe posee sur le tapis, un arceau en bois suréleve le grand plateau rond en étain. Et sur ce plateau, des assiettes : olives, purée de tomates, piments, fromage blanc, fromage, pommes de terre. Des grandes tranches de pain grillent sur le poele. Assis en tailleur, chacun fait trempette. Petit détail d'importance, la table c'est la nappe et non pas le plateau. Donc on met ses pieds sous la nappe (n'est-ce pas Jean ?). 19h30 : Les hommes vont au café. Les femmes et les enfants restent a la maison. Et chacun de son coté, on REboit du cay, on discute, comme on peut, des gestes, quelques mots en turc, quelques mots en anglais, un papier, un crayon, des dessins et beaucoup d'éclats de rire. On se sent comme chez des amis. Ils ont cette grande qualité de savoir accueillir l'étranger comme son meilleur ami. 21h00 : On se retrouve et avant d'aller se coucher, on échange nos adresses, ils sortent leurs albums de photos et nous leur montrons nos deux petites photos (bopa, anna et les cardechs). 21h30 : On monte à l'étage se coucher. La pièce n'est pas chauffée mais nous dormons sur une paillasse à meme le sol sous deux grosses couvertures. La chaleur du poele monte, bonne nuit ! Nous avons vécu cette expérience formidable dans des familles de tous milieux : fermiers, prof de lycee, vieille veuve, berger et ses 6 enfants... Il y a eu des nuances mais la chaleur de l'accueil est toujours la meme. Captandem et le Père Noel Ce soir nous sommes à
Kinik pour passer la Noel. C'est une petite ville extraordinaire. Il y
a une vraie vie. Les routes sont pavées ou en terre, les terrasses
des cafés sont pleines. Il fait doux : 17 degrés. Un homme
nous conduit jusqu'à un petit hotel ou l'on est super bien accueilli.
Une horde
Captandem et les gendarmes Yenýsakra, le 25 decembre.
On trouve un coin pour camper dans le village. C'est une résidence
de touristes turcs. Très vite le gardien rapplique, très
sympa. On monte la tente et on prépare le diner tout en discutant
avec lui. Il nous dit "Problem, jandarma." Quelques minutes plus tard une
estafette de gendarmes arrive. Ils font leur ronde quotidienne. Ils sont
6 autour de notre bivouac, mitraillette à la main. Intrigués,
ils nous fusillent de questions. "Vous faites quoi ici ? vous restez combien
de temps ? Passeports ? Pas d'argent ? - Si, si- Alors pourquoi pas hotel
?...." Le chef parle un poil d'anglais. On leur montre nos articles de
presse sur le voyage. L'ambiance se détend un peu. Le chef nous
tend la main. "My name is Djemal". Ca c'est bon signe. Ils ne veulent pas
nous laisser ici. "Il fait très froid." - "Bien sur !." Ils nous
proposent de les suivre pour dormir à la gendarmerie, à "six
hundred meters", ce qui signifie en anglo-turc, on l'apprendra un peu plus
tard, six kilomètres ! On replit le bivouac, les gendarmes en mitraillette
plient la tente pendant que nous chargeons le tandem. Nous voila repartis,
sous escorte, précédant le fourgon, girophares allumés.
Nous sommes recus comme des rois chez les gendarmes apres six kilomètres
dans la nuit, chambre, douche et ... cay. On
les
Stops :
Che
bon cha :
Che
pas bon cha :
J+122 : Istanbul le 16 Décembre
- Allo !
VentGlacial.mpg
- Non rien de cassé. On s’est bien marré. Et valait mieux avoir le moral car tout s’est terminé par une grosse tempête de neige. On a du batailler à pied pendant 5 kms pour atteindre Malkara. - ... - Tu rigoles, c’était impossible, même les voitures étaient bloquées. Il a neigé pendant 48 heures. Mais bon pour les turcs, c’est « no problem » même s’ils ne connaissent pas toujours le chauffage et même si les routes sont impraticables. Pour eux, çà pouvait durer 10 jours, alors on a préféré s’échapper en bus pour la ville de Tékirda à 50 kms, à la limite du front neigeux. VilleRecouvertNeige.mpg
- L’avantage du « no problem », c’est que çà marche pour tout. On a démonté les roues et on a enfourné Jacky et Bob dans la soute. - ... - C’est vrai qu’ils sont super sympas et très accueillants. C’est vraiment un autre monde. A tous les coins de rue, on se fait offrir un thé (chaï). On se fait aborder régulièrement et spontanément par des turcs qui veulent savoir si on a besoin d’aide. C’est pas du tout du racollage. Ce qui surprend le plus, c’est qu’il n’y a pas de regards indifférents : ils sont francs. - ... - Cà fait déjà 3 jours qu’on est arrivé. On est très content de s’y arrêter un peu. Finalement depuis un mois on a fait que 3 jours de pause. Et le froid de ces dernières semaines nous a un peu usé. Tiens en fait, en entrant à Istanbul on a fait une nouvelle rencontre. Un allemand de 38 ans Joachim fait un tour de la Méditerranée à pied : 4 ans et 20 000 kms. Comme Maël et Léonard il a fait vœu de pauvreté. - ... - Lundi matin en bateau pour Yalova. On aura bien profité de notre escale à Istanbul grâce à Agnès et Patrick René qui nous loge. On s’est un peu baladé entre la Corne d’Or et le Bosphore. C’est une ville magique. En plus c’était Ramadan. La scène du Grand Bazar à 17h où les garçons courent dans tous les sens avec des plateaux d’assiettes de soupe aux pois chiches et où les tables se dressent en un éclair au milieu des échoppes, c’est fou ! Et en France, comment çà va ? - ... - On a vu, on continue à se tenir au courant. On verra bien comment çà va évoluer. - ... - Ok salut ! On te boujoute bien fort. On t’envoie les photos demain avec le texte. Merci encore pour ton boulot, c’est super ! Et on continue à s’envoyer des SMS sur le portable régulièrement.
C’EST PAS BON CA : la conduite à la turc. On nous avait prévenu, on a été servi. L’entrée dans Istanbul est très encombrée, voir plus. On a cru mourir 50 fois ! C’est comme sur le périph à Paris. CHA CHE BON CHA : le sahlep, lait chaud sucré vanillé, un peu épais et saupoudré de cannelle. Nous l’avons goûté un soir dans les rues d’Istanbul. Soir de Ramadan, soir de fête... PtiDejGrec.mpg
La Grèce souffre de la guerre de l’eau et de la sécheresse, résultat : beaucoup de rivières et de fleuves totalement asséchés -STOP- Première nuit sous la tente en dessous de 0 degré juste avant Alexandroupolis -STOP- La Turquie commence avant la Turquie, le Nord-Est de la Grèce est peuplé de 120 000 turcs grecs. Les minarets remplacent déjà les clochers -STOP- Drôle d’odeur dans les villes turques, c’est le chauffage au charbon ! -STOP- Voiture française la plus rencontrée en Turquie : la R12. Avis aux nostalgiques, on n’a pas encore croisé le modèle bleu ciel.
J+106 : Thessalonique, le 29 novembre "Ca y est, j'ai enfin le droit à la parole ! Je suis le Tandem tout simplement et lorsque mes deux cavaliers (Jeannot et Anne Cé) sont de bonne humeur, ils me baptisent Jacky (quelle imagination !). Que les choses soient bien claires, sans moi ils ne sont rien, pas de rencontres, pas de découvertes, pas de Jérusalem, rien ! Depuis hier soir, nous sommes à Thessalonique. Je ne sais ce que Anne Cé a trafiqué à la carte mais on s'est retrouvé tous les trois au milieu des bouchons sur le périph : c'était dantesque ! Je n'avais jamais encore connu ca. Et en plus Bob qui n'arrète pas de me suivre (le truc a une roue qu'ils m'ont accroché derrière) a trouvé le moyen de passer sur un clou que "moa" j'avais évité. Pschitt !!! Dégonflé va ! Mais bon, ce n'est pas la première fois qu'ils m'en font voir de si belles. Depuis dix jours, je me gèle les rayons : pluie, vent, neige, froid... Ils sont vraiment naifs pour s'imaginer en plein mois de novembre que la Grèce, c'est partout le sable, les palmiers et 30 degrés. A la fin de la journée de dur labeur dans ce froid, vers 17h00, nous nous arrétons dans un petit village. Eux se réfugient dans la seule taverne entre le poèle à bois et le café, enlèvent leurs polaires, gants, bonnets pendant que moi toujours chargé avec Bob qui me soule avec ses histoires de remorque, je continue à me geler les rayons. Ils discutent, ils discutent, en grec, en allemand. Les p'tits vieux les prennent pour des jeunes de 18 ans et en plus, ils se font offrir le café quand ce n'est pas plus. Ils ont vraiment le sens de l'accueil ces grecs. Sur la route ils ne manquent jamais de me saluer. Anne cé et Jean leur répondent... mais n'importe quoi, c'est moi qu'ils saluent ! Souvent dans les discussions
avec les grecs, ils expliquent que nous allons à Jérusalem.
Et une fois sur deux, ces grecs ne nous croient pas. Ils pensent peut-ètre
que nous faisons un petit parcours sportif dans leur pays ! N'importe quoi
! Ce qui m'énerve le plus, c'est qu'ils ne croient pas que je suis
capable de les emmener en Terre Sainte. Par contre, à Domokos, la
semaine dernière, un
Il faut aussi que je vous parle
de nos rencontres avec les enfants. D'abord ces jeunes de 10-12 ans qui,
un peu effarouchés ne comprenaient pas que nous ne parlons pas leur
langue. Ils s'affairaient autour de moi en me détaillant avec leurs
grands yeux brillants : c'était à la fois amusant et touchant.
Puis ces adolescents qui rigolaient en se moquant, à chaque mot
prononcé par Jean ou Anne Cé. Ils ont fini par partir en
lancant les seules injures qu'ils connaissaient en anglais (je vous laisse
imaginer !). Et enfin, apres une nuit dans un lycée (dans la salle
des professeurs), mes
Par contre, l'autre jour, ca
n'a pas rigolé. Ils avaient choisi un chemin, un raccourci sur la
carte... mais entre temps, il avait neigé et gelé... Ce n'est
pas grave, tétus comme des mules, ils décident de l'emprunter
malgré tout. Et ca n'a pas manqué, on s'est perdu. On s'est
retrouvé au pied d'une rivière, dans la boue et sans chemin.
Et v'la ti pa qu'ils ont voulu me faire traverser la rivière. Heureusement
pour mes rayons, leurs petits pieds ont trouvé l'eau trop froide
et par miracle, on a découvert un pont un peu plus loin. Résultat
des courses : 17 kms dans la journée, j'étais dans un état
lamentable, et Bob, n'en parlons pas ! Le meilleur dans l'affaire, c'est
que le soir, ils étaient
Le clou de la semaine, ce fut la montée du dernier col grec, à plus de 1000 mètres. Ils m'ont abondamment arrosé de leurs gouttes aux nez et de leur sueur. Dans la descente, comme toujours depuis la Croatie, c'est la Grande va Trouille. Ils sont tellement prudents que bientot nous irons plus vite dans les montées. Vidéo en grèce !! Ne vous inquiétez pas pour eux, je roule droit : je suis la ligne blanche ! Ils vont bien avec leurs tétes de normands rougis par le froid et le soleil. Eux s'occupe aussi bien de moi. J'ai le droit à ma petite gonflette quotidienne et à ma toilette hebdomadaire ! Je vous laisse, demain on prend la route d'Istanbul." Deux cols à plus de mille mètres dans la semaine. Le premier sous la pluie et le vent, le second sous le soleil et dans le froid -STOP- La recette des patatas : pommes de terre, 1 oignon et 1 boite de giant beans a l'aneth. Goutu ! -STOP- Sur la route on chante, ca réchauffe : le Gratte poil des Tétes Raides, notre répertoire de chants scouts, Mellissa de Julien Clerc... -STOP- Message personnel pour Sotiria : on a essayé de te téléphoner à Thessalonique mais ton numéro ne répond pas -STOP- Tous les grecs connaissent 4 mots francais :"Comme ci, comme ca" -STOP- Quand on nous crie : "tourist, tourist !!" on répond "Ouchi, ouchi, prochkilima" (" non, non, pèlerinage") -STOP- J+90 : Lamia, le 19 novembre 10 jours en quelques flashes Dimanche 4 novembre,
Olympie, 0 km, escale :
Mercredi 7 novembre, Steno,
55 kms :
DescenteSurLaPlage.mpg
Samedi 10 novembre, Nauplie,
0 km, escale :
RéparationANauplie.mpg
Mardi 13 novembre, Old Monastery Faneroumenis (à vos souhaits), 56,9546 kms : 17h00, il est temps de s'arréter. Mais on continue vers un camping noté sur notre carte. La nuit tombe, la route monte... 17h30, il fait nuit, la route monte toujours... 18h00, toujours rien et ca monte vraiment dur. Bruits de cloches de chèvres, des chiens aboient. Ca se gate. La route se transforme en piste, le chien nous course. On accélère, on le sème (miracle) et l'on tombe sur un ancien monastère abandonné miracle). Bivouac a l'abri. 19h00, on regarde la carte, "Merde, on est parti à l'opposé de notre route, on verra demain, il fera jour !" Jeudi 15 novembre, dans les
montagnes, 45,5 kms :
Samedi 17 novembre, Amfiklia,
68,3 kms :
Dimanche 18 novembre, Lamia,
51,5 kms :
En Grèce, 3 chiens et
4 chèvres pour un habitant -STOP- Rencontre avec un couple dieppois
sur une route perdue : "Mais ils nous poursuivent !!" -STOP- Les églises
orthodoxes sont toutes equipées de haut-parleur extérieur,
diffusion en direct... -STOP- Attaques de chiens quotidiennes entre 9h30
et 9h45, et entre 14h15 et 14h30, c'est dingue !! On répond avec
baton, cailloux et hurlements (Jean) stridents (Anne-Cé) -STOP-
Un chien mort tous les kms au bord de la route : promis, c'est pas nous.
Mais Madame j'vous jure ! -STOP- Les grecs ne comprennent pas trop notre
démarche... Jérusalem, connait pas, Istanbul, encore moins.
Et Thessalonique, c'est déjà le bout de monde ! -STOP
J+75 : Olympie, le 4 novembre Dix jours un peu dingues
Le soir mème, nous décidons
d'un aller et retour express en France, pour l'enterrement d'un proche.
Long voyage en train dès le lendemain, retrouvailles-éclair
avec la famille. Etape la plus courte possible et c'est mieux comme ca.
Retour à Ostuni, direction Brindisi à 30 kms de là,
le ferry-boat pour la Grèce et une nouvelle nuit de voyage. 24 heures
pour récupérer, 24 autres heures pour
LesChèvres.mpg
La Grèce, nous n'y sommes que depuis deux jours, c'est bien peu mais on en a déjà vu deux visages bien différents. 1- La plaine au sud ouest de Patra. Soleil, 28 degrés. La campagne est pauvre et sale. Après le changement de notre méthode de pédalage, un autre s'impose à nous. Notre carte de Grèce est à l'échelle 1/700 000. Son imprécision totale tant au niveau des routes que des villages nous oblige à une autre méthode de navigation. Il faut donc y aller un peu au relief, un peu au soleil, et un peu au feeling. Après le pilotage en douceur, nous voila dans la navigation pragmatique. On choisit notre village de destination, et on prend la route au grès du relief et des indications précieuses des bergers et de leurs troupeaux de chèvres, ou du Pope du coin. Notre route n'est sans doute jamais la plus courte, nous goutons aux pistes chaotiques et tortueuses, mais comme tous les chemins mènent à Rome, nous finissons toujours par retomber sur nos pieds (c'est mieux que sur la tète...). Anne-Cé, la copilote navigatrice y est aussi tout de mème pour beaucoup. 2- Le lendemain, mème
pays, mème région. Pluie, 10 degrés. Le relief se
durcit, les pins verts clairs remplacent les oliviers torturés.
La nuit fraiche à recouvert les sommets les plus hauts de neige
!! On se frotte les yeux, on se les refrotte, on se pince, et on passe
sur le petit plateau (ca monte raide).
Rassurez-vous, et nous aussi ca nous rassure, ce matin a Olympie, nous nous sommes réveilles sous un soleil radieux. Dernier camping italien, tarif imbattable : 120 frs la nuit et sans eau ni électricite -STOP- Les chiens grecs sont nombreux, presque toujours attachés, agités et meme histériques en nous voyant -STOP- Après le capuccino, le café frappe grec, froid et très sucré -STOP- Des enfants grecs qui s'amusent nous ont peut-etre pris pour des jeunes mariés et on attaché derrière notre attelage une boite de conserve vide -STOP- Mollet Jean 34,5 cms, Anne Cé 31 !!! -STOP-
J+63 : Dubrovnik, le 23 octobre : "Nous vous avions quitté à Zadar, un peu dans le doute : la dure loi des séries... Aujourd'hui à Dubrovnik, vous nous retrouvez tout regonflés ! Mais que s'est-il donc passé ??? Nous avons longé la cote croate de Zadar à Dubrovnik. Elle est beaucoup plus touristique. Autant l'Istria est sauvage, autant la cote et ses iles doivent etre certainement bondées de touristes en été. Dans les villages chaque maison possède sa pancarte "Appartementi-Zimmer". Comme nous l'a expliqué un restaurateur de l'ile de Hvar, le métier des gens ici, c'est d'etre hote en été et de produire son vin et son huile d'olive le reste de l'année. Heureusement pour nous, en octobre, on est complètement hors saison. On peut facilement camper en sauvage, au bord de la mer ou dans la garrigue des montagnes (allez voir les photos, ce n'est pas cochon comme paysages). Et quoique l'on fasse, on ne dérange nulle part. Les croates sont des gens sincèrement et simplement accueillants. Ils sont heureux de recevoir dans leur pays, font beaucoup d'effort pour l'étranger. Ils vont meme jusqu'à essayer de parler en francais ! C'est dire ! ![]() Dubrovnik, suivez le guide Nuit sous le préau de l'école de Rogoznica où l'on s'est incrusté sur les conseils d'une vieille femme du village. Le matin, le personnel arrive, les parents viennent déposer leurs enfants. Personne ne nous met a la porte. Sourires et regards compréhensifs. Finesse et discrétion. Nous arrivons à Trsteno,
un camping est indiqué, la barrière est ouverte, nous entrons
et arrivons sur un terrain en escalier. Très bien entretenu, c'est
un vrai jardin. Il n'y a plus personne, en dehors du propriétaire
des lieux qui vient vers nous.
![]() Retour aux sources ! Nous voulions également
vous parler de notre vision des évènements qui ont secoué
le monde depuis un mois et demi. Beaucoup nous trouvent peut-etre fous
de continuer, fous de toujours vouloir aller à Jérusalem.
On a été tres marqué par les attentats de New York
ayant été mis au courant par nos proches, quelques journaux,
et internet. Nous n'avons pas été abreuvés par l'info
à la seconde et nous ne sommes donc pas atteints par la psychose
générale attisée par les feux du 20H. Nous avons vécu
cette actualité avec plus de recul qu'à l'accoutumée.
Plus que jamais, nous voulons aller à Jérusalem.
Nous avons atteint Split et
l'ile de Hvar en douceur, prudemment, et avec un matériel un peu
défaillant. Les trois jours avec les parents d'Anne Cé, qui
étaient prévus de longue date, sont tombés a pic.
Nous avons récupéré du matériel neuf (pneus,
chambres à air...) et avons révisé, rédressé,
dévissé, revissé, démonté, remonté,
graissé, réglé, nettoyé, poncé, regonflé,
indexé,
![]() Vue du camp de base ! Ils ont également emmené
avec eux les conseils de Louis Arrange, compagnon d'Emmaus, qui a fait,
il y a quelques années, le tour du monde des communautés
Emmaus. Son projet nous avait fait réver à l'époque.
C'était à nos yeux l'aventure totale et inaccessible. Il
n'avait cassé qu'une seule fois sa
Voila maintenant, vous savez tout. Nous prenons la direction de la Grèce en passant par Bari et Brindisi, dovidenja !! ![]() Adieu Croatie et merci En octobre, les camping croates sont fermés mais ouverts -STOP- Le bleu, blanc, rouge sont les couleurs de la Yougoslavie que les croates ne portent pas toujours dans leur coeur. Alors quand il n'y a pas de vent, notre drapeau peut nous jouer de droles de tour "yougo ?" "ne, ne, francuski !" -STOP- En Croatie, on trouve plus facilement des cafés internet que des réparateurs de vélos -STOP- En Croatie, on ne trouve pas d'alcool à bruler. Dommage pour le réchaud à alcool -STOP- Huile d'olive, calamar, poivron et prosek (le vin doux du pays) - STOP LeCappucinoRendFou.mpg
J+53 : Zadar, le 13 octobre Après notre halte a
Venise, Trieste marque notre sortie de l'Italie. Nous passons en Slovénie
: un passage court mais mémorable. C'est dimanche, le bruit des
cloches nous oriente vers l'église de Pobegi où nous assistons
a la messe. Grande ferveur. Les gens disent des prières communes,
à haute voix, avant le début de la messe. Chants en slovène
avec guitare: très beau. Belle messe priante. ca fait du bien !
Un calvaire Croate A chaque changement de pays,
il nous avait fallu 2 jours d'adaptation à la langue et a l'environnement.
La pour la premiere fois, on s'est senti bien en quelques heures. On aborde
la première partie de la Croatie par la région de l'Istria.
L'istria, c'est magnifique, l'Istria c'est Captandem en difficultés,
l'Istria terre de contrastes.
Du tandem à l'ambulance ! Lundi dernier, une grosse chute
nous coupe brutalement dans notre élan. En pleine descente, la chambre
a air arrière éclate, freinage brutal, l'avant éclate
a son tour et c'est la chute. Plus de peu que de mal mais des dégats
sur le tandem (roue arrière voilée, axe arrière tordue,
dérailleurs
AR et AV en mauvais état, patte de fixation du dérailleur
AR tordue, plus qu'une chambre à air utilisable) et quelques points
de sutures pour Anne Cécile. Plus que jamais, nous réalisons
que notre vie est une vie a trois : nous deux et notre tandem. Il faut
réparer, remettre en route la machine et retrouver nos sensations.
Nous devons reprendre confiance en lui et en nous. Cette chute a chamboulé
notre vie de la route : lorsque l'on n'a plus aucun repère, ce type
de problème devient un vrai gros obstacle. Comme on vit avec une
autre échelle de temps, tout est plus long a digérer. Tous
ces problèmes rendent encore plus forts, plus touchants, les sourires,
les petits signes ou les plus grands.
La cote Croate STOP - "chiuso, chiuso" ne cherchez pas les camping italiens apres le 30 septembre, c'est "chiuso, chiuso" - STOP- Le samedi, en Italie, c'est siesto pour les reparatori de velo. Si, si,aperto (ca veut dire ouvert et non pas apero comme nous l'avons cru au debut), mais reparazione impossible... -STOP- Connaissez vous les bars à lait ? On y boit du lait ou des milkshakes au lait et on y mange des yaourts au lait et des glaces au lait. Tout pour la Lulu ! -STOP- le légume national en Croatie c'est le poivron -STOP- la voiture nationale en Croatie, c'est toujours la Skoda. Comment ca roule ca ?? -STOP- Nous n'avons plus de téléphone portable. 06 60 24 05 44 is kaputt. Merci Siemens. De retour la semaine prochaine -STOP-
J+42 : Venise, le 2 octobre "Bravi !", "Forte !", "Madone !", "Bravissimo !", "Bellissimo !" Captandem à la quète de la Dolce Vita. L'Italie c'était pour nous le soleil, la mer bleue, les Gelati, les oliviers, la siesta, les petits vieux qui discutent sur la place du village... Après l'automne allemand et le dur relief suisse, à nous la douceur italienne. ![]() Traversée des villes en Italie "Basta ! Basta !" Faut pas
rèver, captandem en Italie, c'est "brava". "Bravi !", "Forte !",
"Madone !", "Bravissimo !", "Bellissimo !" Tout commence par un soir brumeux,
pluvieux et triste. Il fait nuit. "Eh, Anne-Cé, on est où
?" "Presque au camping de Chiasso je pense."
Vidéo
en pédalant: On s'y croirait
L'Italie ça commence
comme çà et ce n'est que le début ! Sur la route,
c'est la folie. Les camions nous collent, les voitures nous klaxonnent,
flot ininterrompu de moteurs et de gaz d'échappement, meme sur les
petites routes dites de campagne. On comprendra plus tard que c'était
un peu du
![]() nous dans le cyber café, le tandem parade Les italiens ne sont pas avares de gestes quand ils parlent. Tant mieux, ça nous permet de les comprendre. Mais ils ne sont pas non plus avares de conseils, de commentaires, de coups de main en tous genres et d'accueil. - A Rovigo, 18h30, nous crevons. Ca ne nous arrange pas car nous voulions attraper la messe de 19h00 au village suivant. On détache les sacs rouges à l'arrière, on décroche la remorque. On commence à démonter le roue lorsqu'un premier italien apparait, puis un deuxième, puis un troisième... Le premier va chercher son tube de colle, ses rustines et son compresseur. Le deuxième tient le vélo et parle beaucoup. Le troisième a l'air d'etre le "pro" de la rustine et les autres commentent. Le fameux "pro" fait de son mieux, met beaucoup de colle, frappe à grands coups la chambre à air. Au premier gonflage, la rustine saute!... - Meme village, meme soir, on s'installe dans le jardin du presbytère après avoir eu une visite guidée d'une heure de l'église par le curé (quelle générosité!). A 21h30, alors qu'on espère enfin pouvoir se préparer un bon diné, on demande de l'eau à notre hote avec notre jerrican percé. Il s'obstine pendant un long moment à nous expliquer comment le réparer. Ce qui nous en reste : "silicone", "caldo", "seco"... Les kms, la faim et la fatigue nous font partir dans un fou rire difficile à masquer. - Opeano, on cherche une boulangerie lorsqu'on entend crier derrière nous : "vive la Francia!". Un homme en vélo. Il nous rattrape et la discussion s'engage, ou plutot sa vie racontée dans un français approximatif entrecoupé de "bello" et "forte" quand il regarde le tandem. Il habite tout près dans le village et ses 6 frères vivent à Saint-Quentin. Il est tout fier de nous emmener à la supérette. "Regardez ce que j'ai trouvé, des français en vélo ! pia pia pia pia..." Tous adorables, les mamas viennent voir, nous félicitent parce qu'on est marié. Et, sans que l'on ait rien demandé, ils se mettent en quete d'un lieu susceptible d'accueillir notre tente. Téléphone du patron de la supérette au maire. Ce sera au Centro-Sportivo, à 100 m de là. On s'installe sur le gazon du jardin d'enfant. -On croise Daniela sur son vélo avec son fils Edouardo. "Vous allez à Jérusalem, vous déjeunez ou ?" "..." "Venez à la maison, suivez-moi!". Accueil si simple et tellement chaleureux de Roberto et Daniela, 2 italiens qui revent d'un voyage en Bretagne et en Normandie. Venise Come, Verone, Ferrare, grandes villes traversées qui ont jalonné notre route en Italie. Malgré leurs accès difficiles par des axes encombrés et au-delà des richesses habituellement recherchées par les touristes, on a découvert des petites rues bien cachées, pleines de charmes, et des centres ville réservés aux piétons et aux vélos très étendus. Un vrai bonheur ! Venise, ville magnifique, romantique
et pleine de charme. Dommage que ses habitants et ceux qui vivent du tourisme
ne soient à la hauteur. Tout autant peu de sourires, de gentillesse
et meme de politesse dans les magasins et les restaurants. Les hommes ne
sont pas à la hauteur...
Merci pour tous vos messages
et encouragements, çà nous booste ! Et surtout on tient à
remercier notre web-master, Eric alias Rico qui fait un travail sensationnel
sur le site.
Soleil, on a enfin ressorti les sandales -STOP- attention aux auberges de jeunesse italienne : un étage garçon un étage fille, meme pour les couples mariés, çà a bien fait rire le gérant de l'auberge -STOP- depuis 3 semaines on carbure au thé froid à la peche et depuis peu au capuccino -STOP- désolés pour les photos, on a quelques problèmes de transmission -STOP- frein tambour déformé suite à la descente du col de San Bernardino, çà a trop chauffé -STOP- Triple crevaison de la roue arrière, et une paire de pneu une ! -STOP- Au moins un coup de klaxons sur 2 accompagné d'un baiser de la main envoyé par le beau conducteur italien à Anne-Cé -STOP-
J+32: Lugano le 22 Sept
(1729 Kms)
![]() La vallée du Rhin Extrait tiré de notre
livre de bord du 20 septembre. Au réveil, mélange d'excitation
et de crainte. Le passage du col de San Bernardino, cela signifie le passage
des Alpes et la porte grande ouverte sur la plaine du Po.
La montée
en vidéo !!
Les kms menant au bas du col
sont comme prévu un peu plus plats. Au loin, on aperçoit
l'autoroute qui entre dans la montagne et disparait. On devine les lacets
à flan de montagne qui disparaissent dans les nuages. Il fait 8
degrés. Je bénis le ciel de nous avoir fait choisir le tandem
et non 2 vélos. On se soutient et on se motive d'une façon
impressionnante. Quand je faiblis, Anne-Cé relance, me relance par
la même occasion, et réciproquement. Même si on est
bien seul dans la souffrance de l'effort, on lutte ensemble face à
la pente. On arrive au bout des lacets. Neige sur les bas cotés,
on entre dans les nuages. On est sur la montagne mais pas au sommet comme
on l'avait cru. Plus de neige, plus de vent, plus de froid. Quelques voitures
passent, elles nous saluent et nous encouragent. Le vent, toujours le vent.
Le paysage est presque lunaire avec le brouillard. Et tout à coup,
une ombre se dessine au loin, une grande batisse fermée, une pancarte
: San Bernardino 2065 m.
![]() L'arrivée au col de San Bernardino ... enfin 18 septembre, 1er jour de soleil depuis Epinal -STOP- En Suisse les cloches des vaches ne sont pas les mêmes que celles des chèvres -STOP- Un nouveau pays traversé: le Lichtenstein, paradis fiscal, énorme ! -STOP- 10 minutes, le temps passé par la vieille gérante du camping de Kreuzigen à décortiquer notre carte d'identité -STOP- Descente du col de san bernardino : 30 kms sans un tour de pédale, jantes brûlantes et frein tambour en fusion -STOP-
J+25: Konstanz, au bord
du Bodensee (première étendue d'eau depuis DIEPPE), le 14
septembre.
Viel Dank Saeger Famile - beaucoup d'aménagements urbains : contre sens cyclables, voies partagées (trottoirs pour piétons et vélos), pistes cyclables et surtout panneaux de signalisation pour les vélos. - la plupart des routes, en dehors des villes, sont accompagnées d'une voie bien séparée utilisable pour les cyclistes. - les régions sont sillonnées de parcours cyclistes fléchés utilisant des petits chemins et des routes pittoresques. 1ereChute.mpgPtiDejAllemand.mpg La semaine a été riche en rencontres. HJALMAR, un allemand en voyage
à vélo, chargé comme il se doit.
UNE FEMME, 60 ans, patronne
d'un gite rural, qui court plus vite que le tandem.
![]() GIUSEPPE, le vieil italien dragueur. pourrez dire : J'ai rencontré Guiseppe, 73 ans, de Sicile". Dis Jean, j'ai besoin d'aventure, emmène moi !! En 10 jours d'Allemagne, nous avons englouti quelques 120 Brötchen, Bretzel et autres petits pains -STOP- Attention aux Radweg (chemins pour vélo) fléchés, ils ne le sont qu'approximativement. Nous nous sommes perdus plus d'une fois -STOP- Première chute à la suite d'une explosion de chambre à air -STOP- sans gravité -STOP- Parcours du combattant dans la Forêt Noire, il y a chemin de randonnée cycliste et chemin de randonnée pédestre (notre devise "on ne recule jamais" ... ), nous avons confondu et on a fait le Camel Trophy -STOP- Il pleut, il pleut, il pleut -STOP- Invasion des limaces : une noyée dans la gamelle, deux enlacées sous le auvent de la tente, une autre a bavé sur nos vestes -STOP- Tour de mollets sous contrôle d'huissier : AC = 30,5 cms , Jean = 32,5 cms -STOP- ![]() Captandem, le fameux Gamelle Trophy sur les chemins allemands !! A nous la Suisse, ses vaches
et ses montagnes, un col à 2000 m nous attend. On vous racontera
!
J+18 Pforzheim, le 7 septembre : On aime le changement !!! Changement de pays.
![]() Depuis Epinal, il pleut ! La température est bien plus basse. On a sorti les chaussures, les vestes de pluie et même les polaires. On a expérimenté les cuisines-diners sous la tente : avec un peu d’organisation et en étant bien méticuleux, c’est possible grace à l’avancée de notre double toit. Changement de relief.
![]() La France nous laisse pour 6 mois un bon souvenir grace au bon accueil de la famille Frison (merci à Dominique et à tous les siens) à Seebach. ![]() ![]() En Alsace, on aime l’estomac de porc farci. On l’a gouté pour vous et c’est vraiment excellent. En Alsace, on aime ses racines et on en est fier : on parle l’alsacien avant le francais. ‘‘Ici les gens sont sympas car ils n‘ ont pas oublié d´où ils venaient : de la terre‘‘ dixit Stéphane Frison. L’accueil de cette famille alsacienne nous a beaucoup touché, simple et chaleureux. Les alsaciens, sous leur côté un peu froid, sont d’une profonde gentillesse. C’est bien de quitter la France sur cette impression très positive d’avoir croisé des gens qui nous ont ouvert leur maison avec une grande générosité, sans compter leur temps et leurs attentions. Quelle lecon !! Contraste saisissant avec les quelques fois où nous nous sommes sentis étrangers. C’est difficile d’être ignoré ou approché seulement du bout des lèvres. "Salut, bon courache !!“ Nous tournons maintenant le dos à notre pays. L´aventure va continuer différemment, plus forte encore. Cette soif qui nous excite domine bien largement la nostalgie de quitter notre terre. HISTOIRE D’UNE JOURNEE CAPTANDEM EN FRANCE 9h00 : Lever et petit
déjeuner (dans la tente s’il pleut) avec une boisson chaude : du
thé.
9h30 : Rangement du bivouac. On laisse la tente sécher le plus longtemps possible. Rangement bien méticuleux des 2 sacoches avant à équilibrer au gramme prêt ! Le sac jaune est bouclé en dernier car nous y mettons les affaires perso. Nous rajoutons par dessus le panneau solaire fixé avec des sandos. 11h00 : Décollage après avoir rempli nos gourdes. Anne-Cé est à la carte, Jean au guidon. 13h00 : Déjeuner (pain, pâté, fromage). Condition: qu’un de nous 2 ait pensé à s’arrêter avant la fermeture des magasins. Puis chacun vaque à ses occupations : sieste, bricolage, lecture, préparation du parcours. 15h00 : Redécollage.
Pauses de temps en temps suivant les lieux traversés: visite d’une
scierie à l’eau, arrêt pisciculture... et discussions avec
les autochtones sur le bord de la route.
- AC donne la direction, fait
tourner l’attelage d’un coup de rein, pédale beaucoup, sue un peu,
salue tous les passants, et est photographe voltigeuse à ses heures.
19h30 : Nous cherchons
un lieu de bivouac, soit nous frappons chez l’habitant qui nous offre un
bout de son jardin, soit nous dormons chez des amis, soit nous nous rabattons
sur le camping.
21h30 : Chacun vaque à son aise : lecture autour du feu si on a pu en allumer un, écriture du livre de bord, courrier, tenue des comptes, petite aubade à l’harmonica de Jean pour sa Belle, le tout arrosé d’un petit pisse-mémé. RIDEAU J+10 le 30/08: Epinal
Le canal
de la Marne c’est plat comme…
Chaine cassée, épisode n°5
La fin du week-end dernier
a été agitée. Recette pour tester l'équipage:
Merci à Josette Bierri
qui a pu nous renvoyer notre livre de bord à Epinal: nous lui en
sommes ô combien reconnaissants.
J+ 4 : Rugny
![]() ![]() Rencontres à Villers Cotterêt Bivouac J+3 : déjà le luxe Un côté très
positif : le comportement des voitures sur les routes est très respectueux
du code de la route et de nous. Elles se dégagent très largement
pour nous doubler. Pour l'instant, aucun serrage intempestif à déplorer.
Merci au drapeau orange de Julchen, à l'écarteur de danger
et au sac fluo. Mais bon, s'il faut trainer 60 kg de matériel pour
se faire respecter...
J+2 : Gournay-Etouy (près
de Clermont) 52kms
J+1 ( Isneauville-
Gournay : 60 kms )
Jour
J ( Dieppe-Isneauville: 74 kms) :
![]()
Avant On sent le souffle, celui du départ, celui de l’inconnu. Tantôt vent de face qui nous ralentit, celui de la peur de ne pas être prêt, de l’inquiétude de voir si proche ce jour tant attendu. Tantôt vent arrière qui nous pousse et nous porte, celui de la chaleur des messages reçus, des sensations ressenties pendant les sorties sur le tandem. Les journées filent à deux cents à l’heure occupées par les mille et une choses à faire en tous genres : vaccins, dentiste, mise à jour du site, invitations pour le jour J… Mais paradoxalement on a l’impression de mariner comme des harengs dieppois dans leur bocal qui inconsciemment n’attendent qu’une chose : la liberté du départ et de la route. Au cours du voyage, vous pouvez suivre dans cette rubrique tout le récit de notre périple jusqu'à Jérusalem. ![]() Nous allons donc régulièrement (à chaque Webb@r ou Cyber C@fé croisé sur notre route !) actualiser ce récit afin que vous puissiez voyager avec nous et partager nos anecdotes et rencontres tout au long de notre chemin. A bientôt ... | Haut | Accueil|
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